Ce peintre combier, né à Lausanne le 15 décembre 1957, habite aux Charbonnières (Vallée de Joux), où il vit dès son plus jeune âge. Jeune peintre passionné, il "monte" a Paris en 1981. En se mêlant et se faufilant habilement dans le monde artistique de la capitale française, où 100'000 peintres guettent avidement le regard des directeurs de galerie, Cotting participe à des salons toujours plus sélectifs. Son œuvre plaît, et la chance lui sourit, lorsqu'en 1984 il est invité à exposer dans la prestigieuse galerie de Mme Katia Granoff, qui fit connaître entre autres les peintres Monnet et Chagall.
Voici un extrait tiré d'un article de la Revue mensuelle des communautés suisses de langue francaise, écrit par Edmond Leuba en 1984. - "On peut en toute objectivité admirer que ce jeune peintre autodidacte se soit si rapidement constitué un langage pictural aussi fluide, une technique aussi impeccable dans sa précision, et mise au service d'une imagination à tel point fertile."
A l'occasion de son exposition, Mme Katia Granoff lui écrivit une lettre, dont voici un extrait : - "Cher Pierre, A 28 ans, vous apparaissez tel un visionnaire, un enchanteur, un poète autant qu'un peintre. "La dernière goutte de vin s'allume au fond du verre où vient d'apparaître un château" écrivait le poète maudit, Robert Desnos, que vous n'avez pas pu connaître. Bénie soit-elle cette ivresse, et ne buvez-vous pas, Pierret Cotting, au même verre de vin où se mêlent la vie, la mort et la poésie, afin qu'émerge votre art d'imprévu, de pureté et de grâce. Katia Granoff Paris, le 2 juillet 1984
Sept ans plus tard, il revient chez lui à la Vallée de Joux, pour y retrouver un calme plus propice à sa quête d'harmonie, de pureté et de dépouillement pour son art. Il peut y travailler, entouré d'un monde familier, tout en continuant sa perpétuelle recherche d'évolution dans sa technique comme dans sa thématique. La Vallée est indissociable de son œuvre, ses tableaux respirent par elle dans des ciels vastes et larges, remplis d'aubes et de soleils, de lunes et de crépuscules, où traversent des perspectives à l'infini, habités parfois par un visage de femme ou peuplés d'arbres solitaires aux racines profondément ancrées dans cette grande combe du Jura vaudois. Par sympathie et amitié, Pierre a réalisé pour la Compagnie du Clédar l'affiche de l'Opéra de Quat'Sous. Du tableau créé pour cette occasion, nous avons édité une sérigraphie à tirage limité. C'est avec enthousiasme et curiosité, qu'il a accepté de se joindre à notre aventure. Comme nous, il a relevé le défi, et tenté de traduire avec ses pinceaux, son aérographe, sa sensibilité et son tempérament, l'Opéra de Quat'Sous transposé à la Vallée de Joux cet été sous un chapiteau de cirque. Nous l'en remercions du fond du cœur, et sommes fiers de pouvoir placarder sa belle affiche sur les murs d'ici et d'ailleurs.
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