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une artiste chaleureuse et tout en finesse... Catherine Schmidt est une fille des années soixante. Née à Lausanne, elle y fait des études classiques. Une fois sa maturité latin-grec et mathématiques spéciales en poche, elle se dit qu'elle pourrait faire autre chose. Elle est issue d'une famille d'artistes. Sa mère enseigne la musique, son père est sculpteur. C'est lui qui lui apprendra non seulement le maniement de la massette et du ciseau, mais aussi le dessin. 
Un jour de son adolescence, elle tombe sur une œuvre découpée originaire de Pologne. C'est le coup de foudre! De copies en essais, d'exercices en recherches, elle acquiert rapidement une parfaite maîtrise de la technique du découpage. Et comme elle est artiste avant tout, son inspiration l'emporte vers les sujets les plus divers. Bien sûr, on trouve dans ses œuvres les traditionnelles poyas du Pays d'Enhaut, avec vaches, chalets et montagnes. Mais son imagination et son talent l'entraînent vers la réalisation d'animaux plus exotiques: éléphants, dinosaures, girafes et autres crocodiles. Son animal fétiche reste cependant le "Catherinosaure", bestiole fantaisiste sortie de son imagination, possédant une très longue queue et un museau pointu, naissant dans des œufs et dont le nombre de pattes augmente avec l'âge !  Mais le découpage sur papier ne représente qu'une facette, importante certes, de l'expression artistique de Catherine Schmidt. Elle pratique encore avec bonheur la sculpture sur pierre, transforme en œuvres d'art même les couteaux suisses en les garnissant de bois précieux. Elle fait de la restauration d'antiquités et, suivant les traces de sa mère et de ses sœurs, toutes musiciennes (Valérie Lou en est l'exemple le plus célèbre), elle s'adonne à la contrebasse dans différents orchestres classiques. On rencontrera facilement Catherine sur les marchés et lors d'expositions artisanales. Mais elle expose également depuis 1984 dans les galeries et musées suisses: Winterthur, Bulle, Grindenwald, Chateau-d'Oex, Syens, Le Brassus, Vevey, Ecublens, Genève, Morges, Montreux, et maintenant aux Esserts de Rives.  En mettant sur pied cette collaboration entre une artiste des arts visuels et la Compagnie du Clédar dans le cadre du Théâtre d'Eté 1997, nous avons eu le bonheur de découvrir en Catherine une femme à l'image de l'œuvre qu'elle nous présente: Fine, créative, talentueuse, d'un goût très sûr et pétillante d'humour. Quel cadeau ! Nous lui adressons ici notre reconnaissance et notre amitié pour avoir accepté de se joindre à notre aventure estivale.
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