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Un Théâtre d'été finit, les lumières s'éteignent, l'histoire tant répétée s'arrête, et les acteurs s'en retournent vers leur quotidien. Trois petits tours, s'en vont... et puis s'en reviennent. Les nostalgies sont à peine estompées et les derniers applaudissements résonnent encore, qu'il faut retrouver une autre idée captivante, un auteur, un thème. Il faut une histoire capable de nous mener ailleurs, pour aller nous risquer vers de nouvelles voies de la création théâtrale, pour pouvoir nous défier par peur de nous empêtrer dans la complaisance, et par goût d'apprendre chaque fois un peu plus.
Lorsqu'un projet se dégage de la mêlée, et qu'il est assuré de devenir pour deux ans une véritable "idée fixe", nous nous arrangeons alors pour lui trouver un lieu à sa mesure (ou à sa démesure). Ensuite le talent et l'imagination de nos metteurs en scène font le reste, c'est-à-dire un spectacle comme celui que nous allons jouer cet été au Brassus, où le Clédar entrouvrira les portes de l'Illustre Théâtre de Monsieur Molière. Molière, c'est donc lui "l'idée fixe"! Ce personnage fabuleux que tout le monde connaît (ou croit connaître), dont les pièces sont jouées depuis plus de trois siècles avec le même bonheur. Qui a écrit des rôles dont chaque acteur (pro ou amateur) rêve un jour de revêtir le costume, ou d'en emprunter le langage, en vers ou en prose. Ses comédies firent rire aux éclats jusqu'au magnifique et puissant Louis XIV. Alors si même le Roi Soleil craqua à l'époque, que pouvions-nous faire d'autre, modeste Clédar, je vous le demande, sinon emboîter le pas à Monsieur Molière. Mais lorsque la fin août viendra, que les portes de l'Illustre Théâtre se fermeront, il faudra raviver les fantasmes qui couvent sous la cendre; et comme du temps de Molière, quand un roi mourait, on pourra crier : - "Le Roi est mort, Vive le Roi ! !".
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