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Et puis tout en haut, au centre de la voûte (…) le mystère principal, le sens infini, (…) la création, le Premier Geste. Tout le monde connaît ce détail mythique du plafond de la Chapelle Sixtine, où l'on voit deux mains, celle de Dieu et celle d'Adam, abandonnées et tendues l'une vers l'autre par un seul désir: se toucher.
Cette petite surface peinte est à l'origine de tout... C'est elle qui a incité Denis Guénoun à écrire cette gigantesque fresque. C'est elle aussi qui traduit exactement mon amour du théâtre. C'est elle enfin qui raconte le mieux la genèse de cette aventure, ma rencontre d'abord avec Georges-Henri Dépraz, puis avec ses complices... Une rencontre fortuite, hasardeuse, où chacun a choisi de parier sur l'autre. Une rencontre bienheureuse, puisque jusqu'ici elle n'a créé que du bonheur... C'est déjà énorme. Et pourtant, quel travail, quel chemin parcouru. Il a fallu se rencontrer, dire nos exigences, nous frotter, nous confronter. L'ambition est gigantesque: raconter une histoire et se raconter soi-même. Etre là, présent à chaque mot, en respectant les vers, même s'ils sont libres, puisque il s'agit d'un poème. Se dévoiler, oser la fragilité. Le théâtre demande ça, cette aventure le permet, allons-y... Que votre plaisir soit à la hauteur de nos désirs, et qu'il vous emporte avec nous ! 
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