L'histoire commença en 1997. Un fameux soir d'août, une foule suspendue dans un silence d'une densité magique, dégustait avec infiniment de bonheur le spectacle que présentaient le violoniste Pierre Amoyal et le clown Buffo. Cela se passait dans l'ancienne scierie Berney au Brassus, qui accueillait alors Molière et la Compagnie du Clédar. Dans le public, un jeune couple invité par Amoyal: Coline Pellaton et Thierry Châtelain, c'est à dire Jaël.
Grâce à ce premier contact, le Clédar invita Jaël à venir donner un concert, qui eut lieu à l'église du Lieu en février 1998. Ce fut un succès magnifique qui laissa et laisse encore des souvenirs plein d'émotion. Jaël trouva le public combier à son goût et manifesta le désir de renouveler l'expérience. C'est une chance à ne pas manquer! C'est ainsi que le Clédar met son infrastructure du Théâtre d'Eté au service d'une musique en tous points exceptionnelle le 24 août prochain, à 18 heures. C'est un dimanche. Jaël est un phénomène unique: un couple, mais trois instruments. L'accordéon pour Thierry Châtelain, le violon et la voix pour Coline Pellaton. En parfaite symbiose. Sous le nom de Jaël, qui signifie "messager" en hébreu, leur musique ne cherche rien d'autre qu'une émotion faite de simplicité, hors des schémas, barrières ou autres catégories de musique que d'aucuns croient nécessaires. Dès leur premier disque en 1994, ils se donnent à cette musique qu'ils veulent résolument vivante, au carrefour des influences tzigane, jazz et yiddish. Par des concerts dans le monde entier, des bandes originales de films, des compositions pour le théâtre, ils ne suivent qu'une seule route : l'authenticité. Le concert qu'ils donneront au Sentier coïncide avec la sortie de leur septième album. On retrouve dans ce dernier cette musique d'affleurement, qui se souvient des origines, de l'errance. Mais cette fois la respiration est apaisée. Entre douceur impromptue et aveu de fragilité, l'archet ouvre de délicates brèches de lumière. Tandis que la voix, puissante, agrandit l'espace en y ajoutant de la transparence. Une musique comme "un passage, une étoile qui guide et fait qu'on ne regarde pas en arrière". Une manière d'inviter au voyage, intérieur bien sûr. C'est à cette découverte que la Compagnie vous invite dans le cadre de son "Théâtre d'Eté Vallée de Joux", version 2003, zone industrielle de la Poissine. Un beau moment de bonheur en perspective. En guise de conclusion voici ce que Sophie Bernard a écrit dans le Matin:"Imaginez qu'un ange se pose sur votre épaule, qu'il vous susurre des histoires à rire et à pleurer. Imaginez que dans le ciel, des nuages aiment le soleil. Qu'un accordéon épouse un violon. Qu'une voix céleste se passe des mots pour dire l'essentiel. Il y a de tout cela dans la musique de Jaël"
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