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Accueil Naissance d'Hamlet, Une fantaisie (2005) Anne Cuneo
     
   
     
   
 
Anne Cuneo Imprimer
Écrit par Georges-Henri Dépraz   
Mardi, 01 Mars 2005 01:00

Mercredi 21 avril 2004, 8 heures 37.
Je clique sur « envoyer ». Je viens d'écrire à Anne Cuneo. Comme le Clédar veut faire du Shakespeare en 2005, il paraît logique de s'adresser à cette romancière passionnée par l'auteur d'Hamlet pour tenter d'en savoir un peu plus sur ce XVIème siècle anglais finissant qu'elle a si somptueusement décrit dans son livre « Objets de splendeur ». Peut-être aura-t-elle une heure ou deux à nous consacrer ? Essayons !

Mercredi 21 avril 2004, 9 heures 11.
Mon ordinateur m'indique la réception d'un message.
« Oui, cela m'intéresse de discuter avec vous, d'autant plus que je traîne depuis deux ou trois ans une idée qui pourrait vous intéresser, au vu de votre site que je viens d'aller visiter. Appelez-moi sur mon natel… on pourrait peut-être trouver un moment pour se voir.
Amicalement
Anne Cuneo »

Il ne fallut donc que vingt-neuf minutes à Anne Cuneo pour recevoir mon message, visiter notre site et décider de nous raconter son projet.
Et quelques instants plus tard, au téléphone, j'apprenais de sa bouche qu'elle rêvait d'écrire une pièce relatant la vie de Shakespeare et de sa troupe au moment où il écrivit Hamlet, il y a juste quatre cents ans.

Le projet d'un tel spectacle, qui fait appel à une distribution très étoffée, a été accueilli avec scepticisme par des théâtres professionnels peu désireux de s'engager sur un projet qui demandait de tels moyens sans même avoir vu un texte. Il était par contre idéal pour un groupe désireux d'accompagner le travail de création du texte et pour un auteur désireux de participer à une création théâtrale.

Cette concordance d'intérêts donna l'impulsion de départ à une collaboration passionnante. Car Anne ne voulut pas se cantonner dans le rôle solitaire de l'écrivain qui, une fois son travail terminé, donne son texte et attend la première. Elle tint à nous connaître, nous parler, partager pleinement notre aventure et aussi nous familiariser avec cette époque de Shakespeare qu'elle connaît parfaitement.

Je me souviens de sa première rencontre avec la troupe. C'était lors d'un week-end de travail, en octobre dernier. Elle nous fit découvrir en trois conférences magistrales, successivement l'Angleterre du XVIème siècle, puis la vie de Shakespeare et enfin le personnage et l'histoire de Hamlet. Trois heures de pur bonheur ! Car elle sait aussi raconter !

Enfin vint le soir de la première lecture, nous étions en janvier.
Les comédiens et les metteurs en scène sont assis autour d'une grande table. Anne Cuneo se tient un peu en retrait. Nous sommes tous conscients de vivre un moment exceptionnel.

Pour nous c'est la découverte. Anne est silencieuse.

A la fin de la lecture, c'est l'enthousiasme. Nous prenons enfin possession de cette pièce tant attendue. Le texte est limpide, l'histoire admirablement racontée et parfaitement théâtrale.

Anne est radieuse. A notre grande surprise, elle nous avoue qu'elle a eu un trac épouvantable en montant à la Vallée.

Et le travail commence.

Anne suit la plupart de nos répétitions. Elle a organisé sa vie pour être présente le plus souvent possible. Attentive et silencieuse, elle observe avec un infini respect le travail des metteurs en scène. Jamais elle ne s'aventure à intervenir dans le jeu des comédiens. Chacun son travail. Ses seules interventions sont un commentaire historique sur tel ou tel passage ou alors un gigantesque éclat de rire sur un enchaînement inattendu.

Si la genèse de notre collaboration s'est construite sur une conjonction d'intérêts, notre relation s'est transformée, au fil des semaines de travail, en une joyeuse amitié faite de confiance réciproque et de plaisirs partagés.

Entre Anne Cuneo et la Compagnie du Clédar, c'est la même passion pour les défis et la folie au service d'un but artistique ambitieux. C'est peut-être cela le secret de cette histoire d'amour que nous vivons ensemble.

 
 
     
     
 
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DVD La Cuisine

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