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La musique au XVIème |
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Écrit par Bernard Meylan
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Mardi, 01 Mars 2005 01:00 |
The man that hath no music in himself,
Nor is not moved with concord of sweet sounds, Is fit for treasons, stratagems, and spoils; […] Let no such man be trusted. (The Merchant of Venice) L'homme qui ne porte en soi ni musique Ni qui n'est mû par l'harmonie des sons, Est susceptible de trahisons, stratagèmes et brigandages; […] Méfions-nous d'un tel homme. (Le Marchand de Venise, William Shakespeare)
Lorsqu'on part à la découverte du monde du « Grand Will » et de son théâtre, on est confronté d'emblée à la question de la musique: quelle est-elle cette musique que le grand public connaît si peu? Et quel lien la rattache au théâtre au temps de la reine Élizabeth? Le théâtre élisabéthain est, bien sûr, étroitement lié à la production musicale. Il ne manquait pas d'interventions musicales dans les pièces sous forme d'intermèdes, de chansons ou de musiques de scène. Shakespeare fut un des moteurs de la création musicale de ce temps et de nombreux musiciens écrivirent de la musique pour ses pièces. John Dowland, bien que nous ayons peu d'information sur sa collaboration éventuelle avec Shakespeare, semble avoir néanmoins écrit quelques pièces dans ce but. Robert Johnson, luthiste à la cour, également. Ben Jonson, un autre grand écrivain de ce temps, satirise, collabora aussi avec des musiciens pour illustrer son théâtre ; c'est le cas pour un masque: Oberon. C'est dans ce riche milieu qu'il faut faire le choix des instruments qui vont donner la réplique aux comédiens, instruments originaux cela va de soi. Un instrument soutenant le chant, le soulignant aussi? Le virginal, variété d'épinette, alors très prisé en Angleterre, sera notre base. Le chant sera présent avec une voix de haute-contre (le conter-ténor anglais) et aura comme vis-à-vis un violon baroque, ce trio donnant tout à la fois légèreté et gravité à la durée de l'action.
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