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La vraie histoire de l'homme des Tavernes Imprimer
Écrit par Stéphan Misteli   
Mardi, 01 Mars 2005 01:00

Il est une évidence que la manière de manger et de boire a subi une évolution considérable au travers des millénaires.

L'homme de la préhistoire mange des fruits, des coquillages, quelques herbes et de la viande crue. Jusqu'à ce qu'il découvre qu'il peut modifier la consistance de ses aliments avec le feu. C'est, en quelque sorte, l'invention de la cuisine ; la nourriture n'est plus consommée brute, elle est apprêtée.

Les égyptiens connaissent déjà le pain et une sorte de bière appelée zythum. Ils mangent des poissons, des viandes, beaucoup de fruits et du miel. Les grecs y ajoutent des gâteaux et l'un d'eux écrit un ouvrage sur la « Nourriture des gens bien portants ».

 

Depuis l'antiquité déjà, les habitudes alimentaire et culinaire sont relatées dans plusieurs textes. Les égyptiens et les grecs laissent ainsi de nombreux écrits sur le sujet. Les romains traitent de la cuisine tant dans des livres spécialisés que dans des ouvrages d'histoire naturelle. La cuisine médiévale nous est plus connue par le «Ménagier de Paris» ou le «Viandier de Taillevent» (tous deux du XIVème siècle). En pleine période élisabéthaine, les anglais rédigent deux ouvrages sur la cuisine : «A Propre new booke of Cokery» (1545) suivi de «A book of Cookrye» (1591).

Ces publications parues entre la fin du Moyen-âge et la Renaissance montrent que la cuisine de l'époque n'était pas aussi différente que ce qu'elle est aujourd'hui entre le continent européen et les îles britanniques. On y trouve par exemple la même «recette» de «Gâteau aux petits oiseaux». Celle-ci consiste à confectionner un gâteau vide en forme de marmite ainsi qu'un couvercle aéré de multiples trous ; on y enferme alors des petits oiseaux vivants que l'on libère devant ses convives en soulevant le couvercle. C'est une surprise très appréciée lors de banquets.

 

Passée l'anecdote, on découvre à la lecture de ces livres deux phénomènes étonnants. L'un est l'utilisation d'ingrédients qui existent dans l'Europe médiévale mais qui ne sont actuellement plus utilisés ou qui ont disparu. L'épine-vinette, très courante encore aujourd'hui en Iran, en est un exemple ; le poivre-long en est un autre après sa disparition du bassin méditerranéen. Le second est l'intérêt porté aux produits d'outre-mer acheminés par bateaux depuis peu. C'est ainsi que l'Europe découvre des goûts tels ceux du gingembre, de la cannelle, de la cardamome ou du cacao par exemple. Les recettes font la part belle à ces produits. Les sauces qui contenaient déjà des fruits ou du miel sont relevées de nouvelles épices. Des mélanges inhabituels sont tentés : une boisson chocolatée basée sur un mélange de cacao et de poivre est très prisée. Il en reste aujourd'hui la trace chez certains artisans confiseurs qui proposent des chocolats poivrés.

Ces nouveaux produits mettent en valeur les traditions dans des préparations tels que : gâteau à la viande et aux dattes ou pruneaux, rôti à la sauce au miel, gâteau aux pigeons, potage au poulet, venaison en sauce à l'orange, anguilles en purée piquante, le tout bien sûr relevé d'épices. J'en ai l'eau à la bouche !

Pour les spectateurs qui nous feront la joie de nous rejoindre avant le spectacle, la Taverne sera grande ouverte. Nous y proposerons quelques plats d'inspiration médiévale ainsi que des bières anglaises et des vins du monde.

 
 
 
     
     
 
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