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Accueil Naissance d'Hamlet, Une fantaisie (2005) Happy Birthday
     
   
     
   
 
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Écrit par Nos amis   
Mardi, 01 Mars 2005 01:00
Un spectacle à la Vallée, c'est tellement plus qu'un événement culturel et artistique, c'est le bonheur, la fraternité, c'est chaque fois la fête.

C'est en 1984, que je découvre cette vallée, grâce à l'école de musique du Sentier, qui me demande des cours de théâtre. Je la découvre cette vallée, dure, austère, mais authentique, sincère et si conviviale. Aujourd'hui, j'en suis amoureux et je la fréquente toute l'année.

En hiver, pour ses randonnées à ski, en automne pour ses bolets et en été pour y voir éclore une plante aux fleurs originales et extraordinaires : L'EPHEMERE. En tant que simple jardinier, je suis très fier de voir cette fleur rare, multicolore, aux parfums enivrants, continuer de fleurir tous les deux ans vers la fin de l'été.

Je suis très fier d'avoir su préparer un terrain fertile et propice à faire germer les idées les plus folles. Je suis très fier de ces acteurs, beaux, rayonnants et irradiants qui, aujourd'hui, fêtent les vingt ans de la Compagnie du Clédar.

Vingt ans ! Il me reste le souvenir de la magie qui a métamorphosé cette vallée en une grande scène de théâtre, magie surtout qui a fait naître des liens d'amitié uniques entre nous tous. C'est au cœur de cette profonde amitié, que le fou en chef, votre serviteur, entend résonner ces quelques phrases à propos du premier spectacle Barouf a Chioggia : Un spectacle en plein air ! Une scène sur le lac ! Une tête géante sortant de l'eau ! J'étais peut-être un peu fou, mais j'ai trouvé, à la Vallée, une bande de fous, plus fous que moi… Alors, la folie étend ses ravages.

Le virus frappe de plein fouet Claude Crausaz et Georges Henri Dépraz qui vont contaminer toute une vallée entière, de cette terrible maladie qu'est le spectacle. Ce sera les Enfants du Pirate dans les forêts du Risoud, puis l'Opéra de quatre sous, sous chapiteau, puis le Balcon dans cette étrange bâtisse, Molière dans la scierie et Le Cimetière des voitures dans la patinoire… Après tout ça, j'avais peur qu'ils deviennent raisonnables et qu'ils tombent vraiment malades. Mais non, ils se sont frottés à d'autres genres, d'autres écoles, d'autres modèles et c'est tant mieux : c'est la seule façon de progresser, d'avancer, plus le théâtre subira des influences artistiques, plus il sera vivant. Il faut innover sans cesse, se mettre en risque, lutter impitoyablement contre l'habitude, garder la force de se battre becs et ongles contre la sournoise médiocrité, pour que vive le théâtre. Ne pas savoir ce qui va arriver, mais s'ouvrir tout simplement pour recevoir ce qui peut arriver… C'est là, le secret de la création. L'imagination déteste tout ce qu'il y a d'officiel. Il faut tout contester, et en premier lieu la contestation elle-même. La Compagnie du Clédar a découvert que le théâtre est un métier que l'on peut exercer joyeusement pendant vingt ans, ou comme moi, pendant trente ans, en se sentant toujours débutant, en ayant toujours l'impression que ce que l'on sait n'est rien, en comparaison de ce qu'il reste à apprendre, qu'une vie ne peut suffire, car notre matière première, c'est l'homme, perpétuellement changeant, et le public, présent tous les soirs, et tous les soirs différent. Le théâtre est une fête, et pour que la fête soit belle, il faut des acteurs heureux. Alors, je peux vous souhaiter bonne fête !

Gérard Demierre


Le Clédar, quelle aventure ! Humaine et Artistique, d'une équipe et d'une région où il fait bon vivre.

Je ne me rappelle pas des dates, mais quelle importance. Ce que je sais et qui est resté gravé dans ma mémoire comme si c'était hier, ce sont des moments au Séchey, dans cette salle un peu vieillotte à l'étage où était convié le public dans une atmosphère russe et s'il vous plaît en présence de Tchekhov lui-même ! Et le bonheur de découvrir des personnes généreuses, prêtes à prendre des risques, prêtes à faire confiance… que demander de plus…?
…et puis encore… une année ou deux plus tard… au Bioux, une fin d'année sous les couleurs de Balasko accompagné d'un orchestre et un climat de fête comme le Clédar en a la recette, rare !

Que du bonheur. Merci à vous tous de ce que vous avez laissé dans mon cœur.

Roberto Betti


Bon Anniversaire à tous mes amis et amies de la Compagnie du Clédar. Bonne Fête à vous toutes et à vous tous qui êtes pour moi une vraie Clé d'Art, la seule qui ouvre les portes de l'Amitié, de l'Amour, du Beau et de la Joie de partager avec tous les autres capables de s'harmoniser avec vous. Les mois que j'ai passés avec vous pour la préparation et les représentations de « l'Opéra de 4 Sous », que j'appelle désormais « l'Opéra des 1000 et 1 Bonheurs » ont été et resteront pour moi les plus belles heures de ma vie.

Vous m'avez tellement aimé… je vous aime encore et toujours davantage.
Ensemble nous avons gagné un pari follement passionnant. Merci, mercis, mercisss.
Et que mes vœux pour l'avenir vous accompagnent.
Je vous embrasse en Ami éternel !

Charles Ossola


Bien chers du Clédar, À celui qui ne franchit pas l'un des cols qui mène à la Vallée, il ne sera pas donné de voir le lynx, ni de rencontrer le Clédar… Sophie Gardaz et moi les avons franchis, j'ai vu le lynx, et nous avons rencontré le Clédar ! Bien nous en a pris !

Deux belles années pour faire un printemps qu'on n'est pas prêt d'oublier… Un peu comme si nous nous étions dit, comme le pape Jules à Michel-Ange :
« Ce sera la plus grande fresque jamais peinte.
Tu peux faire ça : tu as une disposition singulière pour l'énorme. »

Un beau rêve devenu intense réalité ! Merci à vous tous !

Hélène


Faire du théâtre est une aventure humaine passionnante !
Lorsque j'ai été contacté par la troupe du Clédar pour créer avec eux un spectacle de clown, j'ai compris que cette aventure serait d'une humanité hors normes.

L'art du clown est exigeant. Il demande de s'y consacrer entièrement. Lorsqu'on prépare un spectacle de clown, on est à la recherche d'une partie intime de soi qui ne se découvre que lentement et envahit progressivement tout notre quotidien. On se fait contaminer et pour finir, « on bouffe clown, on dort clown, on rêve clown » !

J'ai rencontré à la Vallée de Joux un groupe d'acteurs amateurs prêts à consacrer deux ans de leur vie à cette recherche.

Ensemble, nous avons inventé un rituel de répétition, une somme d'exercices et de jeux qui nous permettent de communiquer nos peurs et nos joies, nos désirs et nos incertitudes d'une manière ludique.

Pour que l'aventure puisse aboutir, il fallait être attentif, ne pas vilipender notre créativité.

D'habitude, Molière, Arrabal, Goldoni guidaient nos choix.

Cette fois, il s'agissait de croire en nous davantage encore et faire confiance à notre propre imaginaire.

Nous avons ainsi constitué un réservoir rempli de notre propre fantaisie. Ce précieux concentré d'humanité poétique et comique allait devenir notre nourriture artistique, celle qui allait permettre l'éclosion de notre spectacle de clown.
Il y a au sein de la troupe du Clédar un esprit critique et naïf à la fois, une réelle intuition.

Ce fonctionnement magique leur permet de croire au miracle.

A chaque création, elle enthousiasme son public, séduit par la fidélité de son travail et l'intelligence de ses choix. Je suis persuadé que les clowns contribueront à leur manière au succès de ce nouveau projet.

Pierre Dubey

 
 
     
     
 
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DVD La Cuisine

Les lumières du Théâtre d’Été Vallée de Joux 2011 se sont éteintes. Le chapiteau aux mille miroirs s’en est allé pour être remonté quelque part en Allemagne. Le lieu-dit « Sur-la-Rose » est à nouveau une zone industrielle et les comédiens ont repris leurs occupations professionnelles et familiales.

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