|
|
|
|
|
|
|
| |
|
|
| |
|
Vingt ans de théâtre |
|
|
Écrit par Le Clédar
|
|
Mardi, 01 Mars 2005 01:00 |
C'était en 1984. L'école de musique de la Vallée de Joux avait mis sur pied un cours d'art dramatique. Pour les animer, elle avait engagé un morgien alors totalement inconnu dans notre région : Gérard Demierre.
Plusieurs comédiens du Cercle Littéraire ainsi que d'autres amateurs s'y inscrivirent et furent immédiatement conquis par ce saltimbanque venu de la plaine. En effet, le travail avec un metteur en scène professionnel aussi charismatique que Gérard Demierre constituait une véritable révolution dans la manière d'aborder la scène et ne pouvait pas ne pas laisser de traces.
Il en résulta un spectacle du Cercle Littéraire, Les innocentines, qui fut présenté au Sentier en mars 1985. Puis notre metteur en scène nous entraîna dans une aventure vidéo. La forêt profonde du Risoud coupée par la frontière avec la France, une mystérieuse sorcière amante d'un contrebandier solitaire furent les éléments d'un tournage réalisé en automne 1985. C'est au générique de ce film qu'apparaît pour la première fois le nom de la « Compagnie du Clédar » L'assemblée constitutive officielle eut lieu peu après, le 29 janvier 1986. Toujours sous l'impulsion cyclonique de Gérard Demierre, la toute nouvelle troupe inventa le « Théâtre d'été Vallée de Joux » et se lança dans sa première folie : jouer sur le lac de Joux. Le succès du Barouf à Chioggia fut extraordinaire. Il nous prouva qu'il était possible de proposer un événement théâtral d'envergure à la Vallée de Joux et que cette formule était un fantastique moteur pour poursuivre notre travail de formation et de perfectionnement de l'expression dramatique. Cette première édition du « Théâtre d'été Vallée de Joux » nous permit de définir quelques principes très clairs auxquels nous sommes toujours restés fidèles : - Assurer un événement culturel important tous les deux ans
- Aborder à chaque fois un genre théâtral différent
- Garantir la meilleure qualité possible de nos spectacles en confiant toute la responsabilité artistique à des professionnels reconnus (mise en scène, éclairage, costumes, maquillage, etc.)
- Accueillir toute personne désireuse de partager nos aventures.
- Travailler et encore travailler le théâtre par des cours et des ateliers animés par des professionnels chevronnés.
- Accueillir le public bien avant la représentation afin de le plonger dans une ambiance inédite et festive.
Et voilà qu'un regard par-dessus l'épaule nous fait voir que cela dure depuis vingt ans et que nous en sommes à la dixième édition estivale. Que d'aventures, que de plaisirs. | 1987 | Barouf à Chioggia de Goldoni. Des disputes et des intrigues italiennes sur le lac de Joux. | | 1989 | Les Enfants du Pirate, où des marins exotiques font les quatre cents coups dans une cabane au cœur de la forêt du Risoud. | | 1991 | Le Rêve d'Anton. Création collective du Clédar qui permet à Anton Tchekov de nous recevoir dans son salon, au Séchey. | | 1993 | L'Opéra de Quat' Sous, de Bertolt Brecht et Kurt Weil sous un chapiteau de cirque au Brassus. | | 1995 | Le Balcon, de Jean Genet dans le château de Hautes Roches au Pont. | | 1997 | Le Théâtre de Monsieur Molière, création d'Yves Pinguely, ou la vie de Molière par ses pièces, dans une scierie désaffectée au Brassus. | | 1999 | Le Cimetière des Voitures, de Fernando Arrabal, à la patinoire du Sentier, avec la présence d'Arrabal à la première. | | 2001 | Le Printemps, de Denis Guénoun, vaste épopée européenne du XVIème siècle, dans plusieurs bâtiments d'une scierie à L'Abbaye. | | 2003 | Il est interdit de faire le clown dans l'entreprise, spectacle de clowns au hangar communal du Sentier. | | 2005 | Naissance d'Hamlet, une fantaisie, création d'Anne Cuneo dans le théâtre élisabéthain que la Compagnie a construit pour l'occasion. |
|
|
|
| |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
| |
|
|
| |
Les lumières du Théâtre d’Été Vallée de Joux 2011 se sont éteintes. Le chapiteau aux mille miroirs s’en est allé pour être remonté quelque part en Allemagne. Le lieu-dit « Sur-la-Rose » est à nouveau une zone industrielle et les comédiens ont repris leurs occupations professionnelles et familiales. |
|
Lire la suite... |
|
|
| |
|
|
| |
|
|
| |
Actualité culturelle
-
Bonnard le méconnu à la Fondation Beyeler
La Fondation Beyeler, un des musées les plus visités de Suisse, rend hommage à Pierre Bonnard (1867-1947), artiste plutôt méconnu, voire sous-estimé. Le peintre français retrouve les cimaises suisses pour la première fois depuis 1999.
-
Le Prix de Lausanne en plein dans les étoiles
Cette année, le Prix de Lausanne atteint son apogée le 5 février avec un gala marquant son 40e anniversaire. Une semaine par an, Lausanne devient la capitale mondiale de la danse classique en attirant les meilleurs danseurs de 15 à 18 ans. Le tout accessible à tous grâce aux nouvelles technologies.
-
Dällebach Kari
Sur le plateau du dernier film de Xavier Koller, avec le réalisateur oscarisé.
-
Köniz, un modèle pour les agglomérations
Densification des constructions, délimitation claire entre zones vertes et zones à bâtir, gestion exemplaire du trafic. Ce sont les raisons qui ont incité Patrimoine suisse à récompenser la commune de Köniz, dans l’agglomération de Berne, du prestigieux Prix Wakker.
-
«Face à l'atome, j’éprouve fascination et méfiance»
Ecrivain suisse romand au regard clairvoyant, Daniel de Roulet publie «Fusions», dernier né d’une saga commencée il y a plusieurs années. Au cœur de son roman, l’atome, source de réjouissances, de craintes et de débats énergiques. Entretien avec l’auteur.
|
|
|
| |
|
|
|