img0706.jpg
Accueil Rester Partir, une passion sous les tropiques (2007) Naissance d’'un projet, de la réalité à la fiction
     
   
     
   
 
Naissance d’'un projet, de la réalité à la fiction Imprimer
Écrit par Michel Toman   
Samedi, 09 Juin 2007 23:51

L’homme s’appelle René Caillié . Avant d’être le personnage central de notre fiction, il vécut une vie hors du commun entre 1799 et 1838. D’un milieu modeste, autodidacte, devenu aventurier explorateur, il a été le premier en tant que non musulman à entrer – et surtout à ressortir vivant – de la ville alors mystérieuse de Tombouctou. Une fois de retour en France, la Société de géographie lui remit non seulement un prix de dix mille francs de l’époque, pour son exploit, mais lui permit également de publier ses carnets de voyages, 1'500 pages d’observations d’une écriture dense et méthodique.

C’est en 1981 que le dramaturge français Bernard Chartreux a écrit le livret d’un opéra intitulé « Temboctou », tiré de la vie de René Caillié. Il répondait en cela à une commande de l’Atelier lyrique du Rhin, ayant pour thème nomadisme et sédentarisme. Après la création du spectacle à Strasbourg dans un contexte lyrique, Chartreux comprend que son livret pouvait aussi exister de façon autonome, sans lien avec la musique. Il publie alors le texte sous un nouveau titre « Rester partir. Une passion sous les tropiques ».

Après la mise en scène, en compagnie de Sophie Gardaz, de « Naissance d’Hamlet » d’Anne Cunéo en 2005, le Clédar me propose de conduire le spectacle 2007. Carte blanche, avec pour seule contrainte l’utilisation du théâtre d’inspiration élisabéthaine. Cherchant un texte qui pût se fondre dans cet espace de jeu très typé, je repense à l’univers de Chartreux. Chartreux a marqué une génération de gens de théâtre dans les années 80. Alors élève comédien, j’avais été mis au défi par Michel Voïta de réciter « la Table des Provinces françaises » (monologue de 50 minutes d’une liste d’objets…) dans « Violences à Vichy » de Chartreux, texte dans lequel il est question de la France du Maréchal Pétain en 1940. Plus tard, moi-même devenu prof d’interprétation, j’ai fait travailler un groupe d’élèves du Conservatoire de Lausanne dans les « Dernières nouvelles de la Peste » du même Chartreux. Parmi les élèves, un certain Jean-Luc Taillefert, qui s’orientera plus tard vers la scénographie. Et puis, la création française de « Rester Partir » s’est faite tout près d’ici ; elle est due à Hervé Loichemol, au Théâtre de Vidy à Lausanne en 1985. Je l’ai vue plus d’une fois, je l’ai encore en mémoire.

Il ne restait plus qu’à constituer la caravane… Bernard Chartreux , premier des chameliers, s’est montré plus que disponible et attentif à notre projet. Il l’a accepté, rediscuté mes propositions, et revu le montage ; il a aussi récrit quelques scènes de la présente version Clédar. Ses encouragements ont été des plus motivants.

 
 
     
     
 
http://www.cledar.ch/images/cledar-logo-150.gif
DVD La Cuisine

Les lumières du Théâtre d’Été Vallée de Joux 2011 se sont éteintes. Le chapiteau aux mille miroirs s’en est allé pour être remonté quelque part en Allemagne. Le lieu-dit « Sur-la-Rose » est à nouveau une zone industrielle et les comédiens ont repris leurs occupations professionnelles et familiales.

Lire la suite...
 
     
     
 

Actualité culturelle

  • Bonnard le méconnu à la Fondation Beyeler
    La Fondation Beyeler, un des musées les plus visités de Suisse, rend hommage à Pierre Bonnard (1867-1947), artiste plutôt méconnu, voire sous-estimé. Le peintre français retrouve les cimaises suisses pour la première fois depuis 1999.
  • Le Prix de Lausanne en plein dans les étoiles
    Cette année, le Prix de Lausanne atteint son apogée le 5 février avec un gala marquant son 40e anniversaire. Une semaine par an, Lausanne devient la capitale mondiale de la danse classique en attirant les meilleurs danseurs de 15 à 18 ans. Le tout accessible à tous grâce aux nouvelles technologies.
  • Dällebach Kari
    Sur le plateau du dernier film de Xavier Koller, avec le réalisateur oscarisé.
  • Köniz, un modèle pour les agglomérations
    Densification des constructions, délimitation claire entre zones vertes et zones à bâtir, gestion exemplaire du trafic. Ce sont les raisons qui ont incité Patrimoine suisse à récompenser la commune de Köniz, dans l’agglomération de Berne, du prestigieux Prix Wakker.
  • «Face à l'atome, j’éprouve fascination et méfiance»
    Ecrivain suisse romand au regard clairvoyant, Daniel de Roulet publie «Fusions», dernier né d’une saga commencée il y a plusieurs années. Au cœur de son roman, l’atome, source de réjouissances, de craintes et de débats énergiques. Entretien avec l’auteur.