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Les amis et gens de la Vallée, que je croise ces jours me demandent : « Alors, ça avance ce spectacle ? »
Je leur réponds : « Oui ! ça fonctionne. Il y a encore du boulot, mais tout se met en place, la mise en scène, les décors, la musique, les chants, etc. » Puis avec un petit sourire au coin des lèvres, ils me disent : « Cette fois, y sera facile à comprendre ton théâtre ? » J’y vais alors d’une diatribe pour défendre nos spectacles précédents et notre choix délibéré de nous mettre à chaque fois au défi avec de nouveaux textes, des auteurs et des styles différents. Risques sous contrôle, puisque que nous les confions au talent de notre metteur en scène. C’est lui et son équipe qui trouvent les moyens d’entraîner le public dans les histoires que l’on raconte.
Ce même public a un rôle majeur à jouer dans cette rencontre. Car comme disait Louis Jouvet : « Le public a parfois du talent ». Et je suis convaincu que ce dernier est lié à la capacité d’une salle à vivre ce moment théâtral comme un instantané, à se laisser emmener par les images, les mots, les couleurs, les musiques, à être attentif à la poésie et aux émotions du spectacle, comme les enfants. Voici une anecdote qui corrobore cette conviction. Un soir de notre dernier spectacle, une spectatrice m’avouait : « j’y ai rien compris ! ». Son fils âgé d’une dizaine d’années leva alors un regard étonné vers sa maman et dit : « ben moi, j’ai tout compris ! » Chers spectateurs ! Nous vous promettons encore une fois le plus beau des spectacles. Il commencera par l’accueil d’une armée en déroute dans une vallée hospitalière. Il se terminera par la fête inaugurale d’une voie ferrée, que vous pourrez emprunter sans supplément de prix du Pont au Brassus. Il sera précédé d’un autre accueil, celui du Café des Glacières, avec ses mets et ses vins façon brasserie française. Vous y verrez incarnés des personnages s’appelant Lucien Reymond, Eugène Meylan ou Edgar Rochat, joués avec des accents plus que naturels.  Le Clédar vous racontera une des belles pages de l’histoire de la Vallée de Joux, documentée et écrite par une grande dame de la littérature romande, Anne Cuneo, qui de surcroît est membre et amie du Clédar. Vous y serez immergés dans un monde de poésie et de rire, où le passé rejoindra le présent, où quelques poissons extravagants vous conteront l’histoire des Glacières du Lac Brenet. Tout ça sous la houlette de Michel Toman, notre metteur en scène et de son alter ego et scénographe Jean-Luc Taillefert.
Désormais notre plus grand plaisir sera de vous accueillir dès le 12 août dans la nouvelle gare du Brassus, pour vivre ensemble « La quinzaine prodigieuse ».
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